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Communiqué 24 novembre 2009
Remora, le premier bateau électrique de servitude développé en partenariat avec la Fédération Française des Ports de Plaisance.
La prise en compte des problématiques environnementales, dans une optique de gestion durable des ports de plaisance, fait partie intégrante des réflexions que mène la Fédération Française des Ports de Plaisance (F.F.P.P.). La volonté de Serge Paillarès, président de la F.F.P.P., est en effet de s’inscrire aujourd’hui dans une logique de développement durable. C’est pourquoi, les directeurs des ports bretons et la F.F.P.P. ont exprimé le besoin d’un partenariat avec la société brestoise E3H (Efficient Electric Evolved Hull), tournée vers la motorisation électrique.
Pendant 8 mois, la société E3H a travaillé avec la Fédération Française des Ports de Plaisance, en collaboration avec l’Association des Ports de Plaisance de Bretagne (A.P.P.B.). Ainsi, un groupe de travail, composé des directeurs des ports bretons et de l’architecte naval Tanguy Le Bihan de la société E3H a été mis en place. Ensemble, ils ont réfléchi à un cahier des charges. L’objectif : élaborer un bateau répondant à des exigences de performance et de fiabilité, respectueux de l’environnement.
Tanguy Le Bihan a su répondre aux besoins et attentes de ces directeurs de ports, en proposant un bateau innovant et responsable. « On souhaitait obtenir un outil maniable, silencieux, qui ne fasse pas beaucoup de vagues, précise Julien Sévellec, responsable de la communication d’E3H. Après avoir crée donc un cahier des charges, nous avons démarré le projet Remora ».
Remora, un bateau de servitude sur-mesure
Cette collaboration a donné naissance à la création d’un bateau de servitude sur-mesure, destiné essentiellement au personnel des ports de plaisance : Remora.
Celui-ci répond conformément à des paramètres bien précis : coques non agressives, remorquage à couple, accueil de 8 passagers, forme pincée, moteur ultra silencieux, manœuvrabilité optimale, faibles tirants d’eau et d’air, grande autonomie (4 heures de navigation par jour), polyvalence…
En fonction de ces différentes demandes, l’architecte Tanguy Le Bihan a conçu un trimaran électrique, à la fois innovant et performant, de type monocoque, à la coque semi-rigide (utilisation de boudins), qui navigue à une vitesse moyenne de 8-10 nœuds (possibilité de pousser à 14 nœuds maximum), poussé par deux pods légers et puissants, qui fait peu de vagues sur son passage et se déplace de façon rapide et en silence (idéal pour les manœuvres matinales) et avec un confort de navigation très appréciable.
Un logiciel d’aide à la navigation, efficace et simple d’utilisation
E3H a également renforcé le confort d’utilisation de Remora par l’informatique embarquée « May Remora », soit un logiciel d’aide à la navigation que l’on utilise par l’intermédiaire d’un écran tactile qui est relié en WIFI avec le logiciel de gestion du port. Ce système efficace et simple d’utilisation, équipé d’un GPS, permet d’effectuer les tâches suivantes : Gestion de l’énergie, de la vitesse, de la maintenance, des communications extérieures (via le web) et du plan d’eau ; il permet de se connecter au logiciel de la capitainerie et ainsi de mettre à jour les données de gestion du port, soit un gain de temps des saisies d’information.
La navigation responsable, une énergie abordable
A l’heure où le prix de l’essence est perpétuellement en hausse, Remora, conçu pour une navigation responsable et électrique, a été créé pour fonctionner sans se ruiner. « Ce bateau n’est pas plus cher qu’un bateau non-électrique : il n’y a presque pas de maintenance, ni de réparation, il n’a pas besoin d’essence. Son autonomie est de 8 heures à 5 nœuds. C’est un bateau pour les directeurs des ports qui respectent les plaisanciers », conclut Julien Sévellec.
Communiqué 12 novembre 2009
Michel Schuller, nouveau partenaire de la société E3H
Fondée en juin 2008, la société brestoise E3H (Efficient Electric Evolved Hull), crée des bateaux innovants, respectueux de l’environnement et de la faune marine. Si l’entreprise, pionnière du bateau électrique performant, veut montrer qu’en matière de développement durable le nautisme peut aller loin, elle a besoin pour cela de nouveaux financements. Aujourd’hui, E3H intègre son nouveau partenaire, le sixième associé de l’entreprise : Michel Schuller.
Créée en 2008, E3H est le produit du travail de Tanguy Le Bihan - architecte naval intervenant depuis de nombreuses années sur des projets de bateaux électriques - et de ses quatre associés (Julien Sévellec, Nicolas Floch, Niklas Lenoir et Pierre Le Masson). C’est en 2007, lors d’une visite au Salon Nautique de Paris, où les bateaux électriques brillent par leur absence, que lui vient l’idée de créer E3H et de concevoir des bateaux exclusivement électriques. Le but est de travailler sur l’intégration de nouvelles énergies, pour remplacer le moteur thermique.
C’est ainsi qu’un an plus tard, le trimaran électrique nouvelle génération « Odonata » voit le jour. Cette embarcation destinée au grand public, se distingue des bateaux à moteur par sa qualité de navigation, son faible coût en énergie, son absence de rejets polluants et le silence qu’il offre aux plaisanciers. En plus du moteur électrique, E3H développe des logiciels d'aide à la navigation et d'informatique embarquée. Cette navigation responsable a une autonomie de 2 heures à 17 nœuds ou de 10 heures à 10 nœuds. Ce concept novateur a d'ailleurs été l’invité d’honneur du Salon Nautique de Paris en 2008.
Aujourd’hui, la société E3H lance une seconde innovation - « Remora » - destinée à développer et à démocratiser la propulsion électrique pour les professionnels. Le projet sera notamment présenté au Salon Nautique de Paris, dans moins d’un mois.
À la recherche d’un partenaire, les deux associés, Tanguy Le Bihan et Julien Sévellec ont découvert qu'ils avaient des intérêts communs avec Michel Schuller. « Michel Schuller n’est pas seulement un partenaire financier. C’est un associé actif qui partage avant tout notre philosophie. Il souhaite travailler sur la commercialisation de notre démarche. Son point fort, c’est qu’il peut industrialiser nos produits. C’est donc un partenaire idéal pour faire avancer les choses » déclare le responsable de la communication et des partenariats, Julien Sévellec.
Interview de Michel Schuller
Quel est votre parcours professionnel ?
« J’ai 60 ans et j’ai une formation d’expert-comptable. Je suis actuellement PDG de Schuller Automobiles et Services. Je travaille dans la distribution de véhicules automobiles depuis plus de 20 ans. Nous avons choisi de développer des concessions automobiles dans cinq régions : en Bretagne, dans la région parisienne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Champagne-Ardenne et dans le Languedoc-Roussillon. Dans le groupe, nous avons environ 2.000 salariés et notre chiffre d’affaires annuel s’élève à 900 millions d’euros. Je suis engagé dans d’autres sphères d’activités comme l’immobilier et l’hôtellerie-restauration. Depuis quelque temps je m’implique également dans le nautisme. Je suis actionnaire d’une société de chantier de bateaux de plaisance.
Pourquoi avoir choisi d’investir dans une entreprise innovante qui s’oriente dans la création de bateaux électriques ?
« Je suis déjà sponsor de la formation « Bretagne - Schuller », une équipe de cyclisme. Ce partenariat nous permet de travailler sur des projets dépassant le domaine sportif, sur le développement du vélo électrique notamment. Je m’intéresse par conséquent de très près à la mobilité en général, que ce soit celle des quatre roues, des deux roues ou à la mobilité fluviale. Les transports électriques sont dans l’air du temps : la tendance du développement durable est la même pour tous. Je souhaite exploiter la mobilité électrique sous toutes ces formes. Aujourd’hui, personne ne peut faire abstraction de cette démarche. Il s’agit d’une industrie majeure dans le monde et elle est encore récente : il y a plein de choses à créer ».
Vous avez choisi d’investir dans une jeune entreprise…
« Il s’agit d’une nouvelle activité gérée par des jeunes talents. Il n’existe pas en effet de grands constructeurs dans ce domaine. C’est un métier nouveau et mon idée est d’aider le développement de projets qui vont devenir des véritables champs d’activités. En outre plusieurs projets sont susceptibles de naître autour de ce type de bateaux. Ce partenariat est complémentaire pour E3H en termes de compétences, de connaissances et d’apport financier : on forme une équipe gagnante ».

- 2008/2009